À notre ami, Jehrsy Jossart N’yoka Longo 

À notre ami, Jehrsy Jossart N’yoka Longo 

J’ai longuement pensé à toi, je vais dire à toi en tant qu’artiste, en regardant la vidéo ci-dessous que j’annexe spécialement comme un message adressé personnellement à toi et aussi à “notre” Zaïko L.L.

C’est un secret de Polichinelle que Jossart et Zaïko représentent non seulement la musique et la culture congolaise, mais c’est l’histoire du Congo, Congo en tant qu’âme, en tant que peuple, en tant qu’identité, en tant que passé et surtout devenir. Dans nos têtes, Zaïko ne renvoie pas que l’image de Jossart de Bimi Ombale, de Pépé, d’Ilo Pablo et d’autres. Zaïko est un produit et un bien national. Et on en reparlera certes un jour et ensemble. Pour le moment, je fais appel à l’âme d’un artiste, celui qui excelle dans un art, qui est à la fois son métier. L’art, outre la fonction d’assurer la détente, de forger une culture, de traduire la tradition en vécu, participe également de la formation de l’âme d’un peuple. Oui, un peuple que vous et nous avons l’obligation de rassembler en vue de l’inciter à regarder vers un destin commun. Au Venezuela, loin de moi l’idée de faire de la comparaison inutile, la musique comme art protège le Venezuela, mobilise la jeunesse vénézuélienne face à toute domination extérieure. Et ici, je voudrais que l’on se comprenne, il n’est nullement question, et ce n’est pas ce que je te demande non plus, de pousser à affronter qui que ce soit. C’est une tâche qui nous revient, à nous, politiques et autres penseurs. Car ce serait suicidaire de vous envoyer au front alors que l’on est loin d’assurer votre défense et protection. Oui, et je le redis, en tant qu’artiste, tu es censé vivre de ta profession. C’est ton métier. C’est à toi d’en assumer la responsabilité. Mais, aujourd’hui je m’adresse à un ami en lui demandant, pour notre pays, pour le Congo, pour la jeunesse du pays, de composer une chanson, et une seule, non dans le but de t’attaquer à qui que ce soit, mais une chanson pour la gloire du Congo, pour sa souveraineté, son intégrité ; un refrain que nous allons tous entonner et reprendre en chœur et qui sera considéré comme un cri de ralliement face aux dangers de toutes sortes qui menacent l’union et l’unité nationale. Le monde change. Et il a changé. Participons tous à sa mutation. L’heure a sonné. Au lieu de critiquer juste pour le faire, je pense qu’il y a lieu de montrer la marche à suivre. La jeunesse, nos masses populaires, attend d’être mobilisées non à la gloire d’un homme, mais pour la grandeur du Congo. Je t’invite à suivre ce que font les artistes Latinos et la communion avec leur peuple. En mon âme et conscience, je sais que tu en es capable. Passons aux actes et faisons rêver la jeunesse du pays en faisant autrement les choses.

Un court message d’un ami à un ami, salutations amicale et patriotique, Jossart.

Likambo oyo eza likambo ya mabele

Mufoncol Tshiyoyo, MT
Homme libre et dissident

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