A Stockholm, ce jeudi 05 mai 2016, c’est comme à Berlin en 1885

A Stockholm, ce jeudi 05 mai 2016, c’est comme à Berlin en 1885

Un groupe qui se fait appeler « The International Contact Group on the DR Congo », et, qui comprend les « USA, UK (la Grande Bretagne), Belgium (la Belgique), Germany (l’Allemagne), France, EU (L’Union Européenne), Sweden (la Suède), South Africa (l’Afrique du Sud), and the Netherlands (le Pays-Bas), the United Nations (les Nations Unies) », s’est réuni hier à Stockholm. Et même le pauvre rwandais Paul Kagamé n’a pas recu l’invitation. Le merecenaire attend recevoir des instructions.

Comme à Berlin en 1885, c’est-à-dire 231 ans plus tard, rien n’aura donc changé. Aucun sujet congolais de la RD-Congo n’a été ni convié, ni associé à la célébration de cette messe noire de Stockholm où ces quelques individus, les représentants de ces différents pays, ces nations, et ce au nom de leur peuple, se payaient le luxe de parler de la RD-Congo, de son peuple, de son présent ainsi que de son devenir. Et pendant ce temps, en RD-Congo, sur place, le public congolais est soumis à un spectacle de grande envergure dont les principaux personnages sont malheureusement des sujets congolais, son élite en particulier. Alors, quoi dire d’autre ?

C’est l’article, en anglais, diffusé sur le site internet dudit groupe, qui se montre explicite parce qu’il y affirme que les résolutions de ce groupe portent le sceau du secret. Elles ne sont jamais rendues publiques. “There is rarely any press coverage of these events, and their conclusions are almost never published “, déclare l’article en anglais.

Et c’est alors que je me demande de quoi ils parlent, ces congolais, quand tout échappe à leur contrôle. Combien se rendent compte à peine qu’ils ne sont pas acteurs de ce qu’ils s’attribuent comme étant leur histoire, celle qui les concerne mais dont ils vivent et exécutent par procuration.

Qui peut aujourd’hui certifier que Berlin ne fut qu’un détail de l’histoire ? Mais qui ? Le peuple de la RD-Congo est encore esclave. Ce sont des esclaves du nouveau monde. Les maîtres sont connus. Face à eux, il reste de faire ce qu’il y a à faire, bien sûr au prix de notre vie. Car pour le reste, le peuple suivra.

Hô Chi Minh, l’homme du Vietnam, disait : “Le prix de l’homme baisse quand il n’a plus l’usage de sa liberté”.

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