Arrestation de l’officer rwandais à Londres, réaction de la masse et de l’élite congolaises, le règne de la domination anglo-saxonne sur la RD-Congo a encore de beaux jours

Arrestation de l’officer rwandais à Londres, réaction de la masse et de l’élite congolaises, le règne de la domination anglo-saxonne sur la RD-Congo a encore de beaux jours

Pourquoi se félicite-t-on d’une arrestation qui peut paraître comme une mise en scène, dès lors qu’elle est effectuée par Londres, qui se trouve être le parrain de l’accession de Kagamé à la tête du Rwanda et de la région des Grands Lacs, c’est –à-dire co-responsable des crimes qui lui sont imputés.  C’est quoi cette manie, de la part de la masse congolaise et de son élite, consistant à avoir une mémoire courte quand il est connu de tout le monde, de l’Espagne y compris, que Tony Blair, malgré sa dimension d’ancien premier ministre britannique et de l’un des hommes forts qui assurent la perpétuation de l’ordre de Brettons Woods, assure la fonction de l’un des conseillers politiques le mieux écouté de Paul Kagamé et de son régime.

Je me demande seulement s’il faille caresser dans le sens du poil le peuple de la RD-Congo pour que se déclenchât le déclic d’oubli et l’audimètre d’applaudissement qui s’en suit quand l’arrestation du rwandais, cet acte isolé qui jusqu’à preuve du contraire ne s’adresse pas au public congolais, c’est-à-dire qu’il n’est pas posé comme une amende honorable de la part de Londres vis-à-vis du peuple de la RD-Congo, est réalisé par Londres pour ses propres intérêts. Je ne vois pas en quoi l’arrestation d’un nègre par son maître, celui que lui-même, à travers sa reconnaissance et sa soumission à lui, s’est institué constitue supérieur soit l’objet de réjouissance de la part de l’homme congolais, doublement victime des actes de l’un et de l’autre.

D’aucuns y verraient déjà la fin du règne de Paul Kagamé au Rwanda. Encore une fois, pourquoi se réjouir quand ce sont les Anglo-saxons eux-mêmes qui, le faisant partir, assurent la perpétuité de leur domination, ce en le remplaçant par un autre charlatan, par un autre nègre de maison.  N’est- ce pas que ce fut le cas du 17 mai 1997, avec le départ d’un Mobutu, lui-même un ex-agent de la CIA, dont la chute est conçue, orchestrée et menée minutieusement jusqu’à l’avènement d’un autre esclave de maison et du même bord.

Alors, tant que des congolais se mettront à applaudir n’importe quoi et comment, la colonisation et son pendant le néocolonialisme auront encore une vie longue dans ce pays et en Afrique.  Tout est question du mental du colonisé et de comment il interagit dans son contact avec l’autre, l’oppresseur et son monde dominant. Je trouve quant à moi que le nouvel homme congolais, appelé à apporter le changement attendu et le nouvel ordre en Afrique reste à créer.

Et paraphrasant Carlos Ruiz Zafón, je dis : « une des choses que tu apprendras vite de la voix de Jawahal derrière lui, c’est qu’avant de combattre ton ennemi tu dois savoir comment il pense ». Peuple congolais, sortons de la torpeur peuple et surtout réveillons-nous. Le 21è siècle s’annonce terrible pour le continent et pour l’Afrique.

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