Barack Obama, un simple jouet « Noir » entre les mains de l’Empire ?

Barack Obama, un simple jouet « Noir » entre les mains de l’Empire ?

Hier, 9 de ses concitoyens américains sont lâchement exécutés par un autre sujet américain, mais qui, lui, ne se définit autrement que par la couleur de sa peau. Les 9 tués le furent au motif d’être des sujets considérés comme des « Noirs ». Ce qui voudrait dire que dans ce pays le fait d’être trouvé « Noir », ce au regard de celui ou de celle qui ainsi le perçoit condamne le jugé « Noir » à la mort. Et au lieu de mettre l’accent sur le racisme, qui exclut de la société américaine une population étiquetée noire ; et à ce propos, toute la presse occidentale dans son compte rendu parle de « communauté noire », une autre stigmatisation mais à laquelle personne ne trouve rien à redire, Barack Hussein Obama cache mal son embarras, son incapacité, son manque de liberté et d’audace, de leadership quand, à la place, il parle de limitation de l’usage d’armes à feu.

Personne ne lui demande de prendre parti contre un camp, c’est-à-dire de diviser encore une fois sa société, mais en revanche de condamner, surtout dans pareilles circonstances pareilles, un crime motivé par la haine raciale.  Depuis quand la détention d’une armée à feu pouvait engendrer le racisme. L’arme à feu commande à peine la conscience de son propriétaire à commettre un crime de cette nature. Et s’il en était le cas, le tueur aurait pu distinguer d’autres que ses « Noirs » à lui. Je trouve plutôt que l’arme à feu est manipulée par une conscience qui elle se nourrit d’une idéologie de suprématie d’une race par rapport aux autres. Ce type de maladie est véhiculé par le système éducatif, par les medias à travers ce que l’on y projette, par la structure même de la société.  C’est pour dire que la règlementation d’armes à feu qui sonne plutôt comme une échappatoire de la part de Barack Hussein Obama ne résoudra jamais la question posée et évitée de race.

Et quand je vois Barack Hussein Obama agir, je questionne l’idée de leadership à l’américain. Les États-Unis se montrent champions quand il s’agit de former ou de trouver des jeunes leaders ailleurs. C’est aujourd’hui le cas en Afrique où l’impérialisme américain tente de renouveler son cheptel, ce en y recrutant une nouvelle clientèle. Évariste Pini-Pini dans « La Mission civilisatrice au Congo/ Réduire des espaces de vie en prison et en enfer » les désigne par le nom des « Biyeke », des « Mindele-ndombe ». Et à ce propos, il écrit : « […] Les Portugais, recourent aux Biyaki quand ils commencent leur commerce des esclaves. […] Car sans cette collaboration des Biyaki, mercenaires, la traite des esclaves, […] n’aurait pas été possible. [Et pour les recruter], les colons tendent des appâts. Ils arment ceux qui collaborent, les comblent des cadeaux et d’honneurs, les font rois ».  (Pini-Pini, 2013 :153). Exactement, Barack Obama en est la forme moderne pour le compte de l’empire. Et son « Yes, we can » ne fut juste qu’un bullshit.

C’est triste qu’aucun président africain n’ait saisi cette occasion pour dénoncer le racisme et l’empire. Mais c’est aussi cela l’Afrique et ses clients. C’est à ce type de nouveau leadership que l’Amérique convie la jeunesse du continent. Dans l’entretemps, je ne trouve pas de mots pour expliquer à notre jeunesse et à nos enfants que les victimes du massacre de Charleston sont morts parce qu’ils avaient la même couleur de peau que celle dont possède nos enfants.

Je salue la mémoire de Cynthia Hurd qui était âgée de 54 ans, de Susie Jackson une vieille dame de 87 ans, d’Ethel Lance qui elle était âgée de 70 ans, de Myra Thompson 59 ans d’âge, de Sharonda Singleton âgée de 45 ans, de DePayne Middleton-Doctor âgée de 49 ans, de Clementa Pinckney 41 ans d’âge, de Tywanza Sanders âgé de 26 ans et de Daniel Simmons de 74 ans.

Et comment oser dire, « plus jamais ce genre de tuerie au motif racial » ? Ils ne peuvent se priver de faire tuer des nègres en Afrique quand déjà ils les chassent sur leur propre sol.

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