Barroso, le Portugais, nommé conseiller et président non exécutif de Goldman Sachs International (GSI) à Londres, Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde…

Barroso, le Portugais, nommé conseiller et président non exécutif de Goldman Sachs International (GSI) à Londres, Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde…

Pour la petite histoire, Barroso n’a jamais été élu comme responsable de l’Union Européenne. Mais le portugais, ancien premier ministre du Portugal, s’est retrouvé comme président, et placé à la tête de l’Union Européenne. Dans leur monde, pourtant gouverné selon la trilogie du Parrain, l’Union Européenne se veut, et c’est ainsi qu’elle est reconnue, comme une institution de caractère démocratique alors que, selon ce qui est couramment enseigné et répandu, les élections restent la voie par excellence d’expression démocratique dans une institution donnée surtout quand il s’agit de désignation de ses membres. L’Europe s’en passe, elle qui vend, défend et fait la promotion de la démocratie chez des « Africains » et ailleurs où sa loi se dicte.  Ce qui est dit n’est pas une critique. C’est un constat. Cependant, le dindon de la farce ici est de voir l’Afrique officielle qui se recrute parmi sa clientèle en faire de l’Europe un partenaire à même de l’assister dans son projet démocratique.

Quand les anciens dirigeants de l’Union Européenne quittent le bateau Europe, ces commis d’hier sont transformé par le système qui les utilisent en banquiers au nom du « capitalisme relationnel ». La banque qui le récupère se nomme Goldman Sachs. Il n’y a rien d’inconvénient sauf que Goldman Sachs a une histoire sulfureuse. Elle a aidé la Grèce de Tsipras à maquiller ses comptes, et ce avant de spéculer contre la dette grecque. Des requins qui nagent où coulent du sang frais.

Goldman Sachs est aussi accusée « d’avoir spéculé sur l’effondrement des produits de type « subprimes » qu’elle avait refourgués à ses clients. [..] De produits complexes, adossés à des crédits immobiliers aux Etats-Unis » (voir l’article « Goldman Sachs : le scandale expliqué aux nuls », de Pascal Riché publié le 26/04/2010).

Toutefois, Barosso n’est pas le seul agent du système à être passé par la banque. Des noms comme Mario Monti, ex-Premier ministre italien, Lucas Papademos, l’ex-Premier ministre grec, se retrouvent sur la liste. Quid de Peter Sutherland, cet ancien commissaire européen à la concurrence de 1985 à 1989 ? Quid de Mario Draghi, un autre ancien dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) et gouverneur de la banque d’Italie qui a presté au sein de Goldman Sachs. Il reste à savoir quel fut son rôle dans le maquillage des comptes de la Grèce.

D’après le journaliste de la Tribune Romaric Godin, le pantouflage de Barroso, le nouveau « conseiller et président non exécutif de Goldman Sachs International (GSI) à Londres », aidera Goldman Sachs, « la banque d’affaires étatsunienne “à gérer les conséquences de la sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne […] ». (Voir ROMARIC GODIN, dans « Barroso rejoint Goldman Sachs : encore une mauvaise nouvelle pour l’Europe » article publié par La Tribune en ligne, en date du 08/07/2016, à 16 :27).

Conclusion : Je m’en vais citer des propos tirés de l’interview du professeur russe, Andrej Iljitsch Fursov, qui était directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich). Dans cette interview, accordée à Horizons et Débats, l’homme dira notamment ce qui suit, et je cite :

« […] Pour la première fois, l’élite anglo-américaine […], qui s’était formée au cours des derniers siècles et est devenue une conquête organisationnelle historique de l’Occident, a été confrontée ici à un adversaire mondial d’un genre non-occidental […] le segment européen de l’élite occidentale se trouve en face d’un segment chinois pas moins ancien et peut-être même plus ancien, d’où il reçoit aussi l’expérience historique. Orienté tout autant vers les valeurs matérielles, le commerce et l’argent. Mais ayant encore l’esprit très aventureux, car à l’évidence les Chinois ont leur propre système criminel mondial. La mafia chinoise est probablement encore un peu plus violente que l’italienne… [..] « Aujourd’hui, l’Amérique rappelle l’Empire romain du temps de l’empereur Trajan (début du IIe siècle de notre ère). A cette époque, Rome a passé des offensives stratégiques à la défense stratégique ; Rome a commencé à bâtir le limes et à abandonner quelques régions conquises, […] », fin de citation.

Et nous dans tout de cela de d’affirmer que tant que le « nous », et un « nous » conscient congolais ne se sera pas constitué en maffia ou n’aura pas constitué en son une maffia dynamique capable de promouvoir une certaine idée d’une nation congolaise, il ne sera jamais question d’un peuple congolais et d’un pays dénommé Congo-Kinshasa. Je dis « comprenne qui pourra ».

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