Chaque empire, ici l’empire russe, déploie ses forces dans un monde changeant

Chaque empire, ici l’empire russe, déploie ses forces dans un monde changeant

Deux bombardiers stratégiques russes, doté chacun de capacités nucléaires, il s’agit de deux avions de guerre Tupolev-160 (voir l’image ci-dessous) qui, lors de leur long voyage de Russie à Caracas, étaient accompagnés par deux autres avions des forces aérospatiales de l’armée russe, un An-124 et un Il-62, ont atterri au mois de décembre dernier à l’aéroport international Simón Bolívar en dehors de Caracas au Venezuela. L’étalage de force de la Russie intervient juste quand les tensions entre la Russie et les États-Unis deviennent intenses et que le Venezuela se trouve, lui aussi, asphyxié par des sanctions américaines. D’après une source du ministère russe de la défense, les Tupolev 160 russes « ont été suivis par des avions de combat norvégiens F-18 pendant une partie de leur vol ».

Du côté américain, en dehors de la déclaration de Pompeo qui, par un tweet, condamnait la Russie et le Venezuela, le site américain The National Interest, proche de néocons aux USA, publie un article. Il est rédigé par Michael Peck et lequel commence par ces quelques phrases, très révélatrices de l’esprit actuel dans le milieu des élites anglo-saxonnes :
« Si vous voulez vraiment vous battre avec les États-Unis, commencez à installer des bombardiers à capacité nucléaire dans l’arrière-plan de l’Amérique.
La Russie aurait dû l’apprendre en 1962, après son humiliation lors de la crise des missiles cubains de 1962. Néanmoins, il a récemment piloté deux bombardiers stratégiques à long rayon d’action Tu-160 Blackjack – l’équivalent russe du B-52 – de la Russie occidentale au Venezuela. Des vols similaires ont eu lieu en 2008 et 2013, et le vol de cette année intervient après les tensions entre Moscou et Washington sur les revendications russes sur la mer Noire et la mer du Japon. Et maintenant, les médias russes parlent du Venezuela en passe de devenir une base russe permanente. Ce qui est probablement une très mauvaise idée, et ce depuis la doctrine Monroe du 19 -ème siècle, a prévenu de la réaction des États-Unis face aux autres grandes puissances opérant en Amérique du Nord et du Sud », (https://nationalinterest.org/blog/buzz/russias-next-bomber-base-venezuela-39402).

Quant à nous, le constat est demeuré le même, inchangé et inchangeable : le monde connaît une mutation. Il a déjà changé, mais tout se passe dans l’ignorance totale des peuples d’ailleurs, sous d’autres cieux, et de leurs élites, en commençant par l’Afrique et surtout par Congo. Le monde à l’origine de l’ONU, de l’ordre d’après 1945, celui à l’origine des institutions de Breton Woods et qui a sanctionné la suprématie occidentale, est bel et bien décédé. Il est mort de sa belle mort. Il ne reviendra plus. Normalement, il devait mourir avec notre ancien habillement moral. La période transitoire et des troubles dans laquelle nous traversons actuellement devrait nous trouver en mutation. Malheureusement, demain qui arrive, trouve le Congo dans un état de dépendance morale et politique, dans un état d’occupation. Des élites congolaises sont mises au pas. Elles servent deux pays africains voisins du Congo qui, à leur tour, restent soumis aux maîtres dominants. C’est dans cet état des choses que je nous pose la question de savoir comment inventer notre demain ? C’est qui est certain est qu’il ne sera jamais un acte spontané. Il est à provoquer. Sinon le pire, sans paraître un prophète de malheur, reste à craindre. Car rien ne nous sera donné sur un plateau d’argent, rien ne nous sera donné par pitié ni au nom de Dieu, ni à celui d’Allah, ni non plus au nom de Jésus. Ce n’est pas une insulte, mais la religion, dans l’ensemble, a tué l’état d’esprit congolais. On croit tout bêtement que le pouvoir politique vient de Dieu, même quand la notion de Dieu que nous partageons tous s’oppose à la tricherie. Oui, Congolaise et Congolais, personne n’aura pitié de nous. Et ce monde de pitié est juste un autre mensonge, il est une illusion, un mirage. C’est le fruit du viol de notre imaginaire. Demain, il y aura encore des morts, mais c’est révoltant que ce soient des morts inutiles parce qu’ils ne meurent pas au front, armes à la main et en train de se battre pour défendre le Congo. C’est honteux de dire qu’il y a tant de morts au Congo, alors que ces morts tombent en train de fuir la guerre, sous des balles perdues, des maladies, de compromission de toutes sortes.

« Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre », dixit un anglo-saxon.

Likambo oyo eza likambo ya mabele,

Mufoncol Tshiyoyo
MT & Associates Consulting Group

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