Iran, jamais un sans deux, un assassinat appelle un autre assassinat…

Iran, jamais un sans deux, un assassinat appelle un autre assassinat…

Que dire quand celui du général en Irak est suivi de celui d’un scientifique, la mort de Fakhrizadeh en Iran même. Les « médias de grand chemin » (expression chère à Slobodan) dévoilent comment le scientifique iranien Fakhrizadeh a trouvé la mort. Il aurait été abattu « à une distance de 150 mètres au moyen d’une arme télécommandée installée dans une voiture Nissan. Il n’y avait personne sur les lieux de l’assassinat. La chaîne de télévision Al-Alam a rapporté que les armes étaient dirigées par satellite. Les autorités iraniennes ont confirmé les informations relatives à l’absence de tireurs sur les lieux du crime » (https://fr.sputniknews.com/moyen-orient/202012051044884271-mohsen-fakhrizadeh-aurait-ignore-un-avertissement-le-jour-de-son-assassinat/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr).

Le dernier podcast de Fareed Zakaria (CNN) confirme la thèse. Selon le journaliste américain : « a top U.S. official says Israel is behind it » (https://edition.cnn.com/audio/podcasts/fareed-szakaria-gps). Le modus operandi rappelle vivement ce que l’histoire moderne apprend sur la nature de l’ordre impérial même dans ses derniers retranchements. Rien ne change. Puisque cela ne relève pas « des traditions des Anglo-Saxons de lâcher prise, [au contraire], après avoir planté leurs crocs dans une proie comme un pitbull. Ils feront pression à fond jusqu’à ce qu’ils aient imposé leur projet ou jusqu’à ce que l’adversaire leur brise les reins » (Andrej Iljitsch Fursov). Ici encore, la connaissance que Frantz Fanon avait de la nature de l’adversaire et de celle de son adversité ne s’étiole jamais avec le temps. « Notre tort à nous, Africains, est d’avoir oublié que l’ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas. Notre tort est d’avoir cru que l’ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité. Si Lumumba gêne, Lumumba disparaît. L’hésitation dans le meurtre n’a jamais caractérisé l’impérialisme ». D’où l’insistance et l’appel de Sankara de tout inventer, de renouveler la lutte à chaque instant au lieu de tout le temps s’accrocher aux méthodes qui ont eu à démontrer leur limite par le passé. Elles reproduisent l’histoire. Il n’y a pas d’intelligence quand l’histoire se répète.

Du moins des leçons à ne jamais perdre de vue dans la dure réalité qui s’impose à la lutte.

Mufoncol Tshiyoyo, MT,
Un Homme libre

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