João Manuel Gonçalves Lourenço, l’Angola, sa place, un atout contre le mercenariat rwandais au Congo

João Manuel Gonçalves Lourenço, l’Angola, sa place, un atout contre le mercenariat rwandais au Congo

João Manuel Gonçalves Lourenço, à l’époque ministre de la Défense de José Eduardo dos Santos, effectue un voyage officiel aux USA. Le 17 mai 2017, Le Secrétaire de la défense américain de l’époque, JIM MATTIS le reçoit dans ses bureaux de Pentagone  (https://www.defense.gov/…/remarks-by-secretary-mattis…/).

Lors de cette visite, selon les déclarations de João Lourenço à sa sortie de Pentagone, l’Angola par son ministre de la Défense représenté et Jim Mattis ont parlé de la politique de la République Démocratique du Congo. João n’avait reçu aucun mandat de la part du Congo pour le représenter auprès des Américains et parler en son nom. Aucun congolais n’y était représenté. Aucune différence n’existe entre Berlin 1885 et Pentagone aux USA 2017. L’Amérique se comporte comme elle veut, avec qui elle souhaite et quand elle le désire. Personne ne le lui reproche étant donné la situation du Congo l’époque et du Congo aujourd’hui. Il n’y a pas non plus à se plaindre que João Lourenço dont le pays l’Angola a fait partie des pays invités en 1997 et ayant constitué l’AFDL ne se soumette à la consultation yankee. De quoi l’Amérique et l’Angola ont dû parler sur le Congo. Secret de Dieu. Cependant, on ne peut hésiter à affirmer que l’Angola a reçu mandat de la part des Anglo-saxons de continuer à gérer le Congo pour les intérêts de l’Amérique. Il n’y a aucun doute vu la place qu’occupe l’Angola dans la région, son poids économique et son influence militaire. On pourrait aisément déclarer que le Rwanda et l’Ouganda dans le plan américain devraient traiter l’est du Congo. Tandis que l’Angola, le sud et l’Ouest. En retour, l’Angola sera payé comme le mercenariat rwandais et ougandais qui se font graisser les pattes en exploitant le peu qu’ils pourront de la vente illégale des minerais et autres ressources naturelles du Congo. Le mercenariat se paie. Il n’est jamais un acte gratuit.

La question, c’est de savoir si l’élite angolaise, sortie et nourrie de la colonisation portugaise, n’envisageaient de jouer un rôle qu’elle pouvait négocier avec ses nouveaux alliés américains avec qui l’Angola a signé le même contrat de sous-traitance que celui signé par le Rwanda et l’Ouganda. C’est quoi l’intérêt de la question ? Avec tout ce que le Congo traverse comme situation à l’est du pays, le positionnement angolais dans l’Afrique centrale comme État tampon, bien que mercenaire américain, au même titre que le Rwanda et l’Ouganda, pouvait faire taire les ambitions affichées par le Rwanda et l’Ouganda dans la région. L’absence d’un leadership africain au niveau de l’Afrique centrale pèse dans la balance en défaveur du Congo. Pourquoi les Angolais manquent de charisme et refusent ou craignent d’assumer un poste vacant dans la région ? Est-ce l’absence d’un leadership nationaliste congolais empêche ce dernier à se projeter dans un avenir émergent pour l’Afrique ? L’Angola n’a pas besoin d’un parti politique fort au Congo. Des hommes et des femmes congolaises existent capables de relever le défi que lui lance le monde nouveau. La cécité angolaise déplace les ambitions rwandaises vers Brazzaville. Le danger est réel. Sassou est vite rattrapé par l’histoire, lui qui confiait hier à Péan que Paul Kagame était un « paralytique » cède aujourd’hui un pan important du territoire du Congo-Brazzaville au Rwanda. Pourquoi Sassou ne devrait-il pas forger une union avec Kinshasa afin de contrebalancer l’est du Congo ? Il n’avait pas foi aux personnes qu’il fréquentait pourtant à Kinshasa ?

Des sœurs et des frères angolais qui nous lisent sur ce mur réfléchissent à l’appel que nous lançons pour aider le Congo à se relever. Pour ce faire, s’il faille tracer un nouveau chemin dans le roc, nous sommes prêts à nous engager au nom du Congo, celui de l’Afrique centrale afin de le relever le défi. En un mot, une autre voie est possible.

Likambo oyo eza likambo ya mabele…

 

Mufoncol Tshiyoyo, M.T.
Au nom de la « Dissidence congolaise », « D »

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