Le Kivu, l’Est de la RD-Congo, le général Mulamba Nyuni et la guerre de Kamanyola, qui a oublié ?

Le Kivu, l’Est de la RD-Congo, le général Mulamba Nyuni et la guerre de Kamanyola, qui a oublié ?

À ceux qui tentent l’aventure de la balkanisation de la RD-Congo et à la jeunesse d’aujourd’hui qui soutient et embrasse n’importe qui comme leader de son choix, nous rappelons ce qui suit.

Deux mercenaires, à savoir Jean Schramme et Bob Denard, sont déjà morts. Mais peu, et ce parmi les jeunes d’aujourd’hui et ceux qui s’autoproclament comme leurs leaders, se souviennent encore de la tragédie du Kivu. Les deux mercenaires susmentionnés ont eu à occuper le Kivu par le passé.

À l’époque déjà, les mêmes forces que celles qui opèrent aujourd’hui à l’est de la RDC ont tenté d’arracher cette partie de l’est du territoire national à la République Démocratique du Congo. C’est ce que les Paul Kagamé et ses acolytes, le pouvoir-os en place à Kinshasa et ses agents, notamment les généraux Bonane et Rugahi, deux militaires étiquetés FARDC, mais d’origine ex-CNDP, le colonel Kitoko, également FARDC mais d’origine ex-CNDP (CNDP = Paul Kagamé, Kabila, CIA), SAPERITA (ancien chef des Mai-mai Vurondo), le Gouverneur de Province du Nord-Kivu, Julien PALUKU KAGHONGYA, n’intègrent pas dans leur calcul. Nous sommes en 1964 quand la guerre de Kamanyola éclate. Et de cette guerre, un nom et un homme émergent de l’ombre. Il s’agit du général Mulamba Nyuni qui, plus tard, sera surnommé par ses militaires l’homme de Bukavu. Le Kivu fut pilonné par des avions militaires pilotés par des mercenaires à la solde de la CIA. Et on peut s’interroger pour qui Bob Denard et Jean Schramme travaillaient. Des requins vous mangeront crûs et ce à la première occasion. Le principe est simple dans ce marigot.

Nous sommes à Kinshasa, le 17 mai 1997, des jeunes congolais appelés Kadogo accompagnent l’AFDL, c’est-à-dire le Rwanda, l’Ouganda et autres à travers toute la République Démocratique du Congo. L’AFDL prend le contrôle du pays. L’un de ses commandants, en la personne de Masasu Nindaga, le recruteur et formateur de ceux qui furent baptisés les Kadogo, sera assassiné au Katanga. De son assassinat, presque tout le monde en sait quelque chose essentiellement parmi ceux qui sont venus avec l’AFDL. Et bien que tout le monde collabore aujourd’hui, on connaît la main de qui a ordonné la mort de Masasu, sous les ordres de qui son meurtre fut exécuté. À sa mort, il y eût une tentative de résistance des jeunes militaires Kadogo. Des coups de feu retentirent sur l’ensemble du territoire de la commune de la Gombe à Kinshasa même. La plupart des Kadogo seront physiquement liquidés. Et comme conséquence, la région du Kivu, qui avait pourtant accompagné l’AFDL, fut écartée du pouvoir-os, de la gestion du pays. Ce ne fut que le commencent de ce qui se poursuivra par la suite, et que nous déplorons tous, notamment le viol de nos mères, de nos femmes, de nos enfants, de nos jeunes, le nombre de morts, les tueries de tout et les guerres successives. Quelle histoire et quel pacte ? Qui le dira un jour ?

Mais, et à notre grande surprise, tout semble se conjuguer au passé. Des Congolais vivent et repartent comme si le passé n’a jamais existé. Et beaucoup se montrent même incapables d’en tirer des leçons. Je me dis bon Dieu, mais bon Dieu, je m’interroge soki oyo ezali kolaka te… alors que de tout cela personne n’en parle… Personne n’ose dire mot. Ils parlent de tout sauf de l’essentiel, sauf de ce qui peut aider notre jeunesse à prendre conscience, à se mobiliser pour ce qui nous reste de faire à la montée des périls…

Bon et après tout, chacun est libre. Vous faites ce que vous savez faire le mieux, vous compromettre, vendre ce pays, humilier ce peuple, mais nous allons, et ce avec ce même peuple, récupérer l’est et la RD-Congo par le feu et par notre sang. C’est une question de choix. Et c’est comme quand James Baldwin intitule son livre: “La prochaine foi, le feu”. Quel est le choix quand Ils nous en laissent aucun.

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