Paradoxe du terrain, le général Võ Nguyên Giáp a appris la guerre en la faisant

Paradoxe du terrain, le général Võ Nguyên Giáp a appris la guerre en la faisant

Au Congo-Kinshasa, des militaires congolais, formés et instruits dans des écoles militaires, vous demandent, ce, avant de descendre sur le terrain et se battre pour leur pays, de prendre en charge leur famille, de payer leur loyer. Et à la fin, une fois la victoire arrachée, ils attendent occuper des postes de commandement au sein de l’armée. C’est ce qui est tout à fait normal. Par contre des paysans congolais, qui ne sont pas assez formés et outillés, se regroupent spontanément une fois attaquée, sans même se poser des questions, sans imposer des conditions en amont, sans connaissance de l’ennemi. Et résolument, ils se battent avec fierté et meurent pour leur terre.

Cette réalité n’appelle pas un jugement de valeur, sauf que Mao et Hô Chi Min en ont tiré autrement la leçon. Ils confièrent la direction de leur armée de lutte aux paysans. Ils sont arrivés au bout de leurs peines.

C’est ce que nous apprend la vie du général vietnamien Vo Nguyên Giap. « Au plus simple et au plus court, [que l’homme qui a vaincu et la France et les USA], est rentré dans l’histoire militaire et les études militaires et stratégiques de politologie de son vivant, admirés par ses amis et ennemis loyaux, dont le général français Raoul Salan et le général américain William Westmorland. Même après la capitulation inconditionnelle de la garnison française de Ðiện Biên Phủ en mai 1954, les Français ont refusé longtemps de conférer le titre de “général” à Võ Nguyên Giáp, ce dernier n’ayant fait aucune académie militaire et encore moins l’École Militaire de Paris. Il a appris à faire la guerre en la faisant ».

Alors, il y a lieu ici de se demander ce que nous faisons pour notre pays ?

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