Pour ou contre des partis politiques, la paysannerie congolaise comme fer de lance de la lutte de libération et du peuple de la RD-Congo

Pour ou contre des partis politiques, la paysannerie congolaise comme fer de lance de la lutte de libération et du peuple de la RD-Congo

Les partis politiques actuels, leur nature, leur mode de constitution et de recrutement, leur structure sous forme pyramidale, qui repose exclusivement sur une élite intellectuelle, et laquelle se montre souvent limitée, ne répondent pas à la nature de la crise que traverse aujourd’hui la RD-Congo. Ce pays connait un état d’exception. Et à une situation d’exception, « je » prescris un non conformisme.

De manière générale,  les partis politiques se constituent uniquement pour ses membres, pour ceux qui adhèrent à son idéologie. Mais une idéologie, dans l’ensemble, est souvent exclusive. Alors que deviennent les  autres, tous ceux qui refusent carrément de faire partie d’un groupe donné qui reste fermé au départ. En plus, les partis politiques cherchent à exercer le pouvoir quand on sait que dans la situation de la RD-Congo, il n’y a pas de pouvoir comme tel à exercer.  A la place, il y  a un semblant d’exercice de pouvoir accompli et subi par procuration, par soumission à autrui, à  l’extérieur. Et extérieur s’entend dans toutes ses acceptions.

C’est pourquoi,  il y a lieu de se demander si la conquête d’un pouvoir par un peuple et sa lutte pour son émancipation font appel et nécessitent la formation et le recours aux partis politiques dans ses configurations du moment. N’est-ce pas que la cause nationale rassemble au-delà d’une simple idéologie politique, d’appartenance religieuse et d’un leadership local et partisan. Tel n’est pas mon leader et je ne sais pas à lui.

D’autre part, si l’adversaire en face impose sa forme de lutte avec des partis politiques, ce qu’il y trouve une possibilité de division, de manipulation, d’instrumentalisation et du maintien de son ordre. Mais qui en a aujourd’hui besoin en RD-Congo ?

Hô Chi Minh a préconisé une autre voie, celle de l’union et la solidarité entre la paysannerie, les habitants de villages et des mouvements de citadins. La paysannerie comme fer de lance de la lutte avec tout ce qu’elle incarne et représente par sa solidité et sa fermeté. Des questions utiles se posent pour répondre au besoin d’efficacité quand le moment d’actions se profile à l’horizon.

« Part tout le territoire, nous voulons créer un mouvement d’opinion, qui soit assez intense pour susciter, le jour venu, des hommes de coup de main », déclarait Henri Vaugeois en 1907 (cité par Maurras dans « Si le coup de force est possible »).

Tout s’invente.

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