Rwanda, Ouganda, Angola et Congo, le temps de poser autrement des questions qui fâchent

Rwanda, Ouganda, Angola et Congo, le temps de poser autrement des questions qui fâchent

Le Rwanda, l’Ouganda, l’Angola et « aujourd’hui » le Congo obéissent tous à un même maître ; ces pays sont soumis aux diktats des élites anglo-saxonnes, toutes tendances confondues. Aujourd’hui, cette situation est presque un polichinelle. Mais il existe une hiérarchisation établie dans la soumission à la domination anglo-saxonne des pays susmentionnés. Le Rwanda, l’Ouganda et l’Angola passent pour être des élèves modèles ; ils sont, et ce jusqu’à preuve du contraire, plus avantagés malgré leur état des soumis en comparaison à l’état actuel du Congo. D’aucuns affirmeraient même que l’Angola, l’Ouganda et le Rwanda, pour avoir signé les mêmes types d’accords de mercenariat avec Pentagone, ce dans le but d’assurer avant tout les intérêts et de l’Amérique et de la Grande Bretagne dans la région des Grands Lacs, ces trois États mercenaires bénéficient des privilèges et remerciés pour leur loyauté dans le service du mercenariat rendu. Mais les élites anglo-saxonnes, en privilégiant les populations dites Banyamulenge du Rwanda au Congo, pour ne citer juste que ce cas, désavantagent et pénalisent le Congo et les Congolais ; dans tous les cas, pour une faute que ni le Congo ni les Congolais dans leur ensemble n’ont jamais commise. La question, c’est pourquoi vouloir à tout prix appartenir à un même maître, lorsque ce maître traite, et sans se voiler la face, différemment, selon ses préférences, des sujets qui lui sont soumis au même degré ? Si les Anglo-saxons permettaient aux Congolais de se battre, ça aurait été différent, mais du Congo, les maîtres autoproclamés, [il n’y a pas de puissance en soi, mais adéquation entre des atouts et un environnement], n’exigent que soumission et cession de terre congolaise. Cela est aussi un fait ; alors que rien ne dit qu’une fois que la première demande est satisfaite, sans rechigner, les Anglo-Saxons et leurs suppôts, placés devant cette facilité, n’en réclameraient pas d’autres cessions ? J’insiste alors, pourquoi vouloir à tout prix céder devant celui ou celle qui se présente en adversaire, quand c’est uniquement sa volonté qui compte et attend d’être satisfaite ?

Au Congo, il y a désormais, et ayons le courage de le reconnaître haut et fort, une situation qui divise les populations congolaises en deux blocs qui peuvent se résumer en « eux et nous ». Il n’y a donc plus de « nous ». Et jamais, il n’y en aura. Il y a des Congolais qui se reconnaissent pro-rwandais, ils l’admettent et l’avouent, des pro-Kagamé ; et ils sont fiers de le servir par-dessus tout. C’est un choix. Un choix est libre, quelles que soient ses motivations. Un choix n’est ni bon ni mauvais, mais il ne pourra jamais être notre choix. C’est pourquoi nous déclarons qu’il y a « nous » : le Congo, la nation. Il y a comme Poutine le dit en Russie : « deux blocs », une fêlure au sein de l’élite russe. D’un côté, Il y a « son avant-garde, qui a souffert de la domination américaine, ses groupes dirigeants, ceux qui font partie du cercle restreint de Poutine et qui construisent leur pouvoir sur l’État, son pouvoir et sa souveraineté » (https://rusreinfo.ru/fr/2019/07/poutine-annonce-la-doctrine-de-la-confrontation-globale-avec-les-etats-unis/?fbclid=IwAR0lJyeuq1FDGfbTLtFp-YjMhGPZywJ1hHn3yIs23dAydFvVrKAracLQiAc). De l’autre, « ces groupes comprennent qu’ils sont contrés en Russie par “des forces puissantes ayant une conception complètement différente de la domination,” par ceux qui construisent leur position sur la base des cercles financiers et politiques de la Grande-Bretagne et des États-Unis, dont les enfants y vivent et étudient, et par ceux qui maintiennent leurs affaires dans la juridiction anglo-saxonne. Ces forces exigent la subordination des intérêts nationaux de la Russie et de sa classe politique dirigeante aux intérêts des cercles dirigeants de l’Angleterre et des États-Unis. Car c’est cette condition dont ces cercles dirigeants ont besoin, et c’est dans leur domination qu’ils voient leurs chances de prospérité. Mais de plus en plus dans l’élite de la Russie la scission apparaît, et Vladimir Poutine réduit soigneusement la virulence de la confrontation des groupes de l’élite divisée » (Idem).

Pour nous, nous sommes arrivés à un point de non-retour, celui où la scission n’est plus un tabou à ne jamais aborder, entre les partisans de la soumission et nous, les nationalistes patriotes. On ne condamne pas les gens quand ils font leur choix, mais ce choix est contraire au choix que nous avons fait. C’est seulement de la lutte, de la confrontation entre les deux blocs que dépend demain le Congo ; que dépend la survie du Congo. Donc, l’hypothèse d’une confrontation, même physique, n’est plus à exclure. Pour le Congo, c’est vous ou c’est nous.

« Le temps de nous-mêmes a sonné ».

Mufoncol Tshiyoyo, MT
Les Nationalistes Émergents, LNE

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