Une élite qui désigne « Joseph Kabila » comme ennemi de la RD-Congo en lieu et place de son maître Paul Kagamé est peu crédible et a peur. Je m’explique….

Une élite qui désigne « Joseph Kabila » comme ennemi de la RD-Congo en lieu et place de son maître Paul Kagamé est peu crédible et a peur. Je m’explique….

Ailleurs, je veux dire sous d’autres cieux, et des faits ne le démentent, chaque peuple, en particulier l’Occident, qui pour beaucoup est la référence, a toujours indiqué et montre un ennemi à son peuple, un adversaire contre lequel il mobilise et galvanise ses troupeaux. Je dis un ennemi commun à la nation et au peuple, dont sa désignation contribue à la fois à mobiliser des masses, à construire et à renforcer l’unité nationale et l’esprit de la patrie, le patriotisme et pourquoi le nationalisme. Qui n’a pas vu de drapeaux français, les bleus, blancs et rouges flottés sur les fenêtres de la plupart des maisons en France ? Personne ne pourra donc pas nous reprocher quand nous défendons la RD-Congo.

Pour l’Occident, pris dans son ensemble, l’ennemi signalé est d’abord idéologique et ce avant qu’il ne se concrétise à travers sa personnalisation physique. Dans « Essence du politique », Julien Freund écrit, « Il n’y a point de politique sans ennemi réel ou virtuel » (Freund, 2004 :1).

L’assertion de Freund m’incite à préciser que mon texte ne s’adresse pas à ceux qui « rêvent de la politique idéale, du gouvernement le meilleur et de la société la plus juste et la plus harmonieuse ». Moi-même, je n’en fais pas partie. Et je ne me familiarise à peine avec cette race.

Hier, le communisme fut désigné comme ennemi d’un occident libéral et capitaliste. Sa personnalisation est passée par l’Union Soviétique comme ennemi à abattre, comme représentant du communisme et par la désignation de la personne de Staline, alors que les deux, l’Union Soviétique et Staline furent les vainqueurs contre les Nazis, le nazisme et contre Hitler, ce monstre inventé par la démocratie occidentale.

Juste après le communisme et Staline vint l’islam, « Allah Akbar », ce cri qui devient familier et que l’on entend. Il pointe du doigt le musulman. Et des figures humaines qui ne furent même pas islamiques furent associées à ce monstre, notamment Saddam Hussein, Kadhafi, Assad, Khomeiny, les Ayatollah de l’Iran, l’Iran, les Hezbollah, etc. Cette liste n’est pas exhaustive. Hier encore et aujourd’hui, aux USA, la couleur noire, la peau noire est désignée comme ennemi. Ces nègres sont abattus, et ce, un par un qu’ils tombent sans que le Pape de la puissante église catholique ne trouve rien à dire, lui qui hier invitait des centrafricains à ne pas être tentés par la peur de l’autre.

Dans la situation actuelle du Congo, de la RD-Congo, nous vivons une occupation qui malheureusement ne date d’ hier. C’est depuis 1885 et même avant. Mais aujourd’hui, elle demeure ce qu’elle a toujours été, une occupation mais sous une forme embellie, habillée en mariée avec des esclaves nègres congolais et consentant. Et sur ce sujet, j’entends souvent des congolais réfuter cette assertion d’occupation de par le fait que ce sont des congolais qui sont appelés, soit ministres, soit députés au Congo. Mais ce qui donne envie de rire avec ce type d’argument est que ces gens, congolais ou pas, sont plus carriéristes et ce comme le furent les collabos de Vichy en France. Leur condition de vie est pire que celle des « esclaves de maison », expression chère à Malcom X.

Il faut un ennemi aux Congolais et à la RD-Congo. Mais l’ennemi n’est pas souvent intérieur. Le communisme ne fut pas intérieur à la société occidentale. Un ennemi est constamment extérieur et ce pour des raisons évoquées ci-dessus. Les fils du pays, ceux de l’intérieur, nos propres sœurs et frères qui ne se joindront pas à ce combat, contre cet ennemi désigné, s’exposeront, s’exposent et sont d’office étiquetés comme collabos. N’est-ce pas que toute lutte se nourrit de la traitrise, et au lieu de choisir nos traitres, et parce que nous aussi avons besoin de trahison de l’intérieur de la maison, je suggère que nous les laissions assumer et porter la responsabilité de leur trahison devant l’histoire. Ils auront affaire au peuple et ce dernier s’en occupera.

Alors, que l’Occident puisse aider ou pas à renverser son propre homme « Joseph Kabila », qui est le cheval de Troie de Paul Kagamé au Congo, « Joseph Kabila » n’est pas le principal problème au Congo. C’est plutôt Paul Kagamé et le rôle que l’Occident fait jouer à ce dernier dans les Grands Lacs. Et tant que Paul Kagamé le mercenaire en chef, le vassal sera maintenu au pouvoir au Rwanda et dans les Grands Lacs, la RD-Congo ne sera jamais en paix et libre. Des congolais se passeront pour des gouvernants mais des vassaux. Quand l’Amérique et la France prétendent changer des présidents à la tête de leur pays respectifs, leur politique étrangère ne change jamais surtout pour des pays, comme la RD-Congo, qui demeurera toujours un butin de guerre. En effet, toute la problématique en Afrique et en particulier au Congo réside sur un mauvais, voir un faux diagnostic. Des congolais posent mal la problématique congolaise. Oui, mais on peut se photographier avec l’Occident, en costume avec Louis Michel ou je ne sais plus qui l’envoyé spécial des États-Unis ou de l’Europe, on peut parler avec qui l’on veut, mais de quoi on parle avec lui ? Avant l’indépendance est égal à l’après indépendances. Avant la Conférence nationale est égal à l’après Conférence nationale souveraine.

Peuple congolais, je vous désigne Paul Kagamé comme ennemi et comme adversaire de la RD-Congo. Et à partir de ce combat, non seulement que « Joseph Kabila » perdra un de ses piliers locaux, mais nous nous affirmerons comme force, comme une entité politique et comme partenaire incontournable pour la gestion de la RD-CONGO.

Moi, je suis partant….Qui vient ?

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