Vous avez dit cour constitutionnelle, mais où, en RD-Congo ?

Il n’y a ni droit, ni cour constitutionnelle au royaume de la Kabilie pour que certains me poussent à réagir sur des propos ici et là prononcés. C’est plutôt la force qui s’exprime à travers ces adultes à l’air bon enfant et tout souriants. Bien qu’habillés en couleur bleu et en chapeaux, ce sont les mêmes et des habitués aux coups tordus. C’est le contrôle de la RD-Congo par des élémentaires militaires du Rwanda sous mandat de Paul Kagamé qui envoûte certains et qui fait trop parler tous ces commis à la besogne. Ils vous disent, à vous qui ne le savez, que la force prime le droit.

Pour étayer cette argumentation, je cite des propos du défunt Kanga, cet ancien agent de l’ANR, de l’Agence Nationale de Renseignement et l’un des conseillers à la cour de Mobutu. Kanga disait, du haut de la tribune de la Conférence Nationale Souveraine, dont les débats furent transmis en direct à la télévision nationale, que le rapport de force en faveur de l’opposition à l’intérieur du Palais du peuple n’était comparable à celui qui sévissait à l’extérieur et qui lui était en faveur de Mobutu. Ce dernier avec ses sbires, sa DSP, etc…

J’affirme que des raisons ne manquèrent à Kanga pour fonder ses dires. Pace que le peuple en a payé et même très chèrement après. Nous y avons tous perdu qui des amis, qui des frères, qui des sœurs de lutte. Voilà ce qui renforce mes convictions. Tant que le rapport de force sur le terrain serait en faveur de Paul Kagamé et de son cheval de Troie « Joseph Kabila » à Kinshasa, Moi, Mufoncol Tshiyoyo et au nom de nos morts et de ce peuple, je ne parlerai ni du droit au Congo, ni de la cour constitutionnelle, ni d’élections, ni de dialogue, ni de la Conférence Nationale Souveraine et ce même avec le bon Dieu lui-même. Et je prends ici le vieux Tshisekedi lui-même à témoin. Bien qu’il soit libre de faire ce que bon lui semble, Il nous avertissait de lui-même alors que tout le monde s’évertuait à revendiquer la conférence nationale souveraine, que la Conservation Nationale, qu’elle fut souveraine ou pas, mais avec Mobutu, elle ne sert et ne servirait à rien. L’histoire aujourd’hui ne lui donne-t-elle pas raison à l’heure où l’homme, libre qu’il soit, est poussé par ses choix. Et quels furent les résultats politiques de la CNS ? N’est-ce pas que c’est la question que tout le monde devrait se la poser et aujourd’hui. Pourquoi Monseigneur Monsengwo avait refusé que les rapports de la Commission et des biens mal acquis et des assassinats ne soient lus en séances plénières ? Et pourquoi tous ces vieux ne dirent mot ? Alors pourquoi ?

Des faits politiques démontrent que rien n’a objectivement changé aujourd’hui.  Même si, et ce souvent comme j’entends dire des congolais, Joseph Kabila serait en fin mandat. Mais qui et où voit-on un mandat dans un pays où c’est l’assassinat de Laurent Désiré Kabila qui a fait que ce jeune homme soit là et où il pense être. Quand tout le monde sait que Justin Marie Bomboko et feu Nendaka se trouvèrent les deux à Langley au bureau de la CIA, le jour même de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila ? Qui a peur et de qui dans ce pays et pourquoi ?

Et même dans ce cas, je me demande qui se souvient encore de la fin du mandat de Mobutu, un certain 5 décembre, quelques jours avant, quand l’Union Sacrée et nous autres faisions compter des jours au peuple congolais pour lui dire que sa libération approchait.  Et le peuple s’était même mis à compter 5, 4, 3, 2, 1 et 0. L’ironie du sort est que l’USORAL qui avait aussi fait acheter des sifflets à ce peuple croyait tout bonnement à son miracle. Dans chaque maison, des habitants se mirent à taper sur des marmites à minuit du 5 au 6 décembre pour se rendre compte que rien n’avait finalement changé le matin du lendemain. Mobutu était toujours là. Et c’est seulement plus tard que des militaires de Paul Kagamé sous mandat, des érythréens, des somaliens, des ougandais, des tanzaniens, des angolais occupèrent le Congo un certain 17 mai 1997 et avec notre consentement. Le feu maréchal, lui, avait pris ses jambes à son cou. Depuis, il est mort au Maroc.

Ce que j’ai compris, et ce malgré ce peuple qui ne le mérite, est que chacun fasse ce que bon lui semble. Nous en faisons aussi pareil. Seul le rapport de force, réalité politique oblige, qui déterminera la suite. L’histoire seule se chargera de l’enseigner un jour à nos enfants et à notre jeunesse.

Que vive à jamais la RD-Congo, celui du rêve de nos aïeux !

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